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L’autre version de « Apprendre à apprendre »

Posté le 29 décembre 2010 par Joël | 18 Commentaires

Nous entendons souvent l’expression « apprendre à apprendre ». Il est essentiel d’apprendre à apprendre pour pouvoir acquérir toutes les connaissances que vous désirez. Lorsque vous avez la faculté d’apprentissage, vous n’avez plus aucune limite car toute connaissance, toute compétence peut être ajoutée à votre bagage uniquement parce que vous en avez l’envie et la motivation. Si vous savez vous remettre en question et savez écouter ce qu’une personne plus expérimentée que vous tente de vous inculquer, vous aurez toujours une longueur d’avance sur la matière en elle-même. Le but ultime étant de devenir meilleur que soi-même car, au contraire de devenir juste le meilleur du monde, devenir meilleur que soi-même n’a pas de limite… tout comme l’envie d’atteindre la perfection.

Je vais tenter de vous donner une deuxième signification à cette expression qu’est « apprendre à apprendre ». Sans entrer dans un jeu de « masturbation intellectuelle », tournez l’expression de manière à ce que le premier « apprendre » vous concerne vous-même et le deuxième « apprendre » concerne votre auditoire. Cela pourrait être traduit par « apprendre à transmettre » ou, plus simplement « apprendre à donner ». J’ai appris sur le tas et durant plusieurs années de remises en question, à transmettre mes connaissances. Adolescent, j’avais déjà un bon bagage en arts-martiaux et le maître m’avait confié la tâche de transmettre certaines compétences et connaissances à des enfants agés de 7 à 12 ans. Par la suite, j’ai eu l’occasion de me voir assigné aussi le cours des adultes.

Mes débuts furent une vraie galère.

Premièrement, j’étais un grand timide et me mettre au milieu de tous ces gens m’impressionnait. J’avais constamment l’impression qu’on me jugeait ou que personne ne me comprenait. Moi-même, j’avais du mal à me comprendre.

Deuxièmement, mon humilité me poussait à croire que je n’en savais pas assez pour transmettre mes connaissances. Il est évident que par rapport à la qualité habituelle du cours, j’étais de niveau bien inférieur.

Troisièmement, mes connaissances n’étaient pas assez complètes pour répondre à toutes les questions et cela était très frustrant. Lorsqu’une personne de mon auditoire levait la main pour poser une question, ma première réaction était de me demander si j’allais pouvoir y répondre.

Ce qui m’a bien aidé fut la confiance en mon maître. J’avais assez confiance en lui et en ses capacités de jugement pour savoir au fond de moi que si il me poussait à « donner cours », c’est qu’il avait confiance en mes capacités et/ou qu’il me jugeait capable « d’apprendre à donner ».

Le point concernant l’humilité, n’a pas changé d’un iota au cours des dix années qui ont suivi. La seule différence qui s’opéra fut au niveau de ma perception des autres. J’ai appris à savoir où je me situais par rapport aux autres élèves moins avancés que moi. En fait, j’avais au minimum trois années de pratique d’avance sur la majorité des élèves à qui je devais transmettre mes connaissances. Je partais déjà avec un net avantage par rapport à eux et cela s’est amélioré logiquement d’années en années. Pour tout dire, j’avais même un avantage sur ceux qui avaient commencé en même temps que moi car je ne ratais quasiment jamais le cours.

Du même coup, le premier point concernant la timidité fut rapidement vaincu. J’avais l’autorité et la confiance de mon auditoire. Le public est, dans ce cas-ci, un public extrêmement motivé. Les personnes présentes sont des pratiquants qui ont fait le choix d’être là et qui aiment ce qu’ils y apprennent. Le peu que j’avais à leur apprendre était accepté et absorbé avec beaucoup d’avidité et ma timidité a fait une place immense à l’enthousiasme et à l’envie de donner ce que je savais. En conclusion, ma timidité et ma modestie mal placée ont fait place à la confiance et au respect dès le moment où j’ai compris que j’étais là pour les autres pratiquants. Naturellement, les élèves ont beaucoup de plaisir à apprendre si l’orateur a beaucoup de plaisir à transmettre.

Le troisième point est plus intérieur, plus personnel. Durant cette expérience qui a duré des années, mes compétences et ma motivation ont augmentés exponentiellement par rapport à un autre pratiquant « normal ». Pour « apprendre à transmettre », j’ai du améliorer certaines compétences au pas de charge et pousser plus loin mes réflexions:

- S’exprimer : Lorsque vous devez démontrer une matière que vous maîtriser de manière satisfaisante à des pratiquants qui ont de trois à dix ans de retard par rapport à vous, qui ont de 7 (parfois moins) à 77 (parfois plus) ans, issus de plusieurs milieus ethno-socio-culturels, vous devez apprendre à parler distinctement. La meilleure méthode est de répéter plusieurs fois la même idée de manière la plus différente possible. C’est durant cette période-là que j’ai appris à parler par métaphore, qui est mon langage universel favori.

- Aller à l’essentiel : sans pour autant minimiser. Pour les lecteurs qui ont déjà pratiqué un art à haut niveau, vous savez qu’il est une abération de couper la pratique en petits morceaux. Ce serait comme apprendre à peindre comme Picasso uniquement avec du rouge cette semaine et du bleu la semaine prochaine. Pourtant, c’est cette manière-là qui est la plus adaptée à l’homme occidental car celui-ci a un besoin vital de comprendre chaque étape pour comprendre le tout, sinon il est perdu. Une tâche importante de l’instructeur consiste à indiquer de manière flagrante et à démontrer son importance chaque « étape importante » d’une technique afin qu’elle puisse être pratiquée et digérée par la pratique.

- Ne montrer que ce que vous maîtrisez : Il est très important de connaitre ses limites afin de ne pas tenter de les dépasser devant un auditoire. Votre tâche consiste à vous dépasser lors de votre pratique personnelle mais lorsque vous devez démontrer des techniques devant d’autres pratiquants, vous vous devez et vous leur devez de bien maîtriser ce que vous désirez transmettre. Ce qui signifie aussi connaitre la technique, son histoire, les différentes formes et applications de cette technique et enfin ses subtilités et handicaps. Si vous vous acharnez à montrer ce que vous ne comprenez pas, par exemple pour « épater la gallerie », vous n’obtiendrez à terme qu’un désintérêt et une perte de confiance de la part de votre public.

- Se respecter : Il est impératif de ne pas se diminuer à tout va devant son auditoire. Evitez de trop montrer que vous doutez de vous par des tournures telles que « je crois que », « il me semble que », « je ne suis pas sûr que c’est ça mais faites-le quand même, on corrigera si nécessaire ». Donnez des explications sur ce que vous maitrisez afin de conserver la meilleure qualité du cours. Une technique interressante à exploiter lorsque vous devez répondre à une question dont vous ne connaissez pas la réponse dans l’immédiat est de lancer un débat (soigneusement encadré) si la question est pertinente ou de permettre la pratique de la technique démontrée afin que l’élève puisse découvrir la réponse par lui-même. Dans le même temps, vous en discuterez avec une personne succeptible de vous donner la réponse ou tenterez de découvrir la réponse en regardant les pratiquants la chercher.

- Respecter votre public : Il est nécessaire de ne pas tomber dans l’excès du point précédent. Après des années de pratiques, certains « petits maîtres » se sentent invulnérables et omniscient et ne se remettent plus en question. Généralement, il répondent aux questions par la force et se moquent de ceux qui posent des questions « idiotes ». Le petit maître est alors dans une position où il peut tourner une situation délicate à son avantage par ses connaissances techniques car il a souvent affaire à des pratiquants moins avancés que lui. Dès qu’il atteint ses limites techniques devant un élève « récalcitrant », il tentera coute que coute de reprendre le dessus afin de ne pas perdre la face et, surtout, au risque de blesser un autre pratiquant. De même, il évitera toujours la confrontation avec des maîtres qui pourraient remettre en doute son autorité. Ce stade de l’apprentissage est appelé « stade bestial » et dure plus ou moins longtemps chez toute personne qui désire pratiquer un art à haut niveau. Certains ne dépasseront jamais ce stade.

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Commentaires

18 réponses to “L’autre version de « Apprendre à apprendre »”

  1. Fnor | Humeur Piano
    décembre 30th, 2010 @ 0 h 02 min

    J’ai justement vécu cette expérience récemment.
    Je poursuis actuellement des études en sciences physiques et il m’a été demandé de donner des cours à d’autres filières du supérieur (médecine, sciences vétérinaires, ingénieurs, …).
    Je n’ai pas transmis aussi longtemps que toi, mais je pense que c’est une expérience que chacun devrait vivre.

    Dans un autre domaine, j’ai également été animateurs pour enfants de 8 à 12 ans. Le but n’était pas vraiment d’apprendre ici, mais il y a moyen de partager énormément. Le fait qu’ils soient jeunes permet de leur « apprendre » de très nombreuses choses, et ils ne sont pas encore à l’âge où on rejette tout en bloc ;)

    [Reply]

  2. Joël
    décembre 30th, 2010 @ 0 h 18 min

    Tout à fait d’accord avec toi. C’est une aventure humaine que j’estime ESSENTIELLE dans son propre développement.

    J’ai été aussi animateur des 12-15 ans puis des 16-18 dans des mouvements de jeunesses. J’ai cru au début qu’ils étaient déjà à un stade de « rejetter tout en bloc » mais en fait, c’est juste une carapace pour paraitre plus « cool ». Au final, c’est l’âge où on se pose énormément de questions sur soi-même.

    Selon moi, les personnes qui rejettent le plus, qui croient tout savoir et ne se remettent pas en question sont le plus souvent des adultes. D’ailleurs, les plus âgés d’entre nous ont trop tendance à répéter « c’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire des grimaces ».

    Tout le monde à apprendre de tout le monde.

    [Reply]

  3. Jean-Philippe
    décembre 30th, 2010 @ 3 h 23 min

    Très bel article Joël, merci ! Il est d’autant plus remarquable que tu n’hésites pas à parler de toi et à nous raconter des choses plutôt personnelles. Je suis certain que tes lecteurs et lectrices en tireront de grands enseignements pour eux-mêmes.

    A propos, c’est bien Ueshiba Sensei sur la photo, non ? Donc tu enseignais l’Aïkido ? Je l’ai moi-même pratiqué et adoré. ;)

    [Reply]

  4. Joël
    décembre 30th, 2010 @ 11 h 00 min

    Merci beaucoup, Jean-Philippe, cet article a été écrit dans un esprit le plus large possible afin que chacun puisse se reconnaitre quelque soit la discipline pratiquée: Arts-martiaux, peinture, musique,… blogging. Le plus difficile lorsque l’on parle de soi, c’est de rester impartial.

    Tu as bien vu. Il s’agit bien de Sensei Morihei Ueshiba, le fondateur de l’Aikido. J’ai pratiqué plusieurs arts martiaux mais c’est l’Aikido que j’ai pratiqué le plus longtemps et enseigné.

    [Reply]

  5. Joël
    décembre 30th, 2010 @ 12 h 41 min

    Comme décrit, je partais avec un avantage immeuse, à savoir inculquer des compétences à un public motivé.

    Mais ta réflexion est pertinente… Comment certains profs arrivent à obtenir des résultats impressionnants tandis que d’autres sont capables de transformer des génies en cancres? Je pense que la remise en question et la formation continue sont essentiel pour la qualité de ce métier.

    Mais c’est comme dans tous les domaines. Avec un salaire aussi bas et une baisse d’autorité généralisée, qui a envie de continuer à travailler en rentrant à la maison?

    [Reply]

  6. DavidB_riche-et-heureux.fr
    décembre 30th, 2010 @ 12 h 36 min

    Un article que l’on devrait faire lire et intégrer aux différents maitres, profs ou assistants que l’on a eu la chance ou la malchance de rencontrer, quel que soit son niveau d’étude…
    J’ai la faiblesse de croire qu’à de rares exceptions il n’y a pas de mauvais élèves mais de mauvais profs : on devrait être beaucoup plus exigeant avec ceux qui transmettent le savoir. En contrepartie ils devraient être mieux considérés et rémunérés.

    [Reply]

  7. julien
    janvier 3rd, 2011 @ 17 h 48 min

    Superbe article Joël
    apprendre à apprendre c’est au final une Passion. un art même. je rejoins l’idée qu’avoir un prof qui souhaite tout transmettre doit avoir des étudiants qui souhaitent tout capter. car il naît une certaine alchimie entre le professeur et ses élèves qui motive et apporte créativité à l’ensemble du groupe. car un professeur a également bcp à apprendre de ses élèves. certains posent des questions qui poussent comme tu le soulignes le professeur à apprendre toujours plus ce qu il ne sait pas apportant cette humilité.et des élèves passionnés ont une faculté d apprentissage décuplée.

    vraiment très bel article et vision.

    [Reply]

    Joël Reply:

    Merci beaucoup Julien.

    Tout comme ce qui ressort de ton blog, d’ailleurs. La transmission de ton savoir et ton savoir-faire est limpide. Cela motive tes lecteurs et tu sembles toujours vouloir aller plus loin dans tes explications, démonstrations,… Ce qui améliore la qualité et, du même coup, la motivation de tes lecteurs pour revenir sur ton blog. Je suis persuadé que ton blog t’a permis d’évoluer tout comme il permet à tes lecteurs d’évoluer.

    Un bel exemple de cercle vertueux!

    [Reply]

  8. Fnor | Humeur Piano
    janvier 4th, 2011 @ 2 h 50 min

    Je dirais plutôt qu’un prof qui souhaite tout transmettre doit savoir mettre ses étudiants en état de tout capter.

    Cela ne vous est-il jamais arrivé de vous dire « je déteste xxx », jusqu’à finalement un jour avoir une personne qui arrive à vous intéresser à ce fameux sujet.
    La réponse est bien souvent « oui, mais avec lui c’est différent ». La différence, c’est le bon pédagogue.

    Cela s’applique aux cours puisqu’on en parle, mais tous les autres domaines qui peuvent êtres « enseignés ».

    [Reply]

    Joël Reply:

    @Fnor le compatriote

    J’ai deux exemples en tête: la lecture et la course à pied.

    Durant mes secondaires, j’étais incapable de courir 1km sans m’essoufler et être obligé de m’arrêter. De même, la lecture de livres me rebuttait et je détestais ce qui était imposé à l’école (à part 2 ou 3 livres… sur une trentaine!)

    Depuis que j’ai été « libéré » du poids de ces obligations, je mange des livre au petit déjeuner et j’ai effectué des courses à pieds de plusieurs dizaines de Km.

    Loin d’avoir le génie d’Einstein… lui non plus ne plaisait pas beaucoup à ses profs.

    [Reply]

  9. Matt (Acide ici)
    janvier 7th, 2011 @ 11 h 31 min

    Sympathique article, que tu introduis par un jeu de mots vaseux, coquinou, basé sur le double sens d’apprendre en français. L’origine de cette expression répandue est par contre de langue anglaise (dans laquelle ce double sens n’existe pas) puisque c’est la devise des… Scientologues, des gens nettement plus critiquables que cette maxime.

    A part ça, très bon retour sur ce que l’enseignement apporte à l’enseignant. Dans une moindre mesure, le bénéfice de structuration de la pensée par son exposition à autrui est une des raisons pour lesquelles je blogue – et peut-être est-ce vrai pour toi aussi ?

    Sinon, peut-être le plus essentiel de ton article (d’ailleurs tu le cites dans le premier point) : « répéter plusieurs fois la même idée de manière la plus différente possible ». La pédagogie, c’est de la répétition, et tout le monde n’ayant pas la même tournure d’esprit (c’est la formule la plus globale que j’ai trouvée pour ne pas entrer dans les détails des présupposés, d’aptitudes verbales, spatiales ou mécaniques, etc.), l’attaque par des angles sans cesse différents jusqu’à montrer la cohérence du tout est indispensable pour être compris.

    Chouette expérience que tu as eu là ! :)

    [Reply]

    Joël Reply:

    « La répétition est mère de l’enseignement » disait un de mes profs.

    Un autre professeur que j’ai eu en supérieur expliquait sa matière, désignait ensuite un étudiant qui devait expliquer à son tour, puis un autre et terminait en réexpliquant une nouvelle fois. La matière jugée imbuvable et vecteur d’échec scolaire est subitement devenu accessible à tous et les cotes sont montées en flèche.

    « le bénéfice de structuration de la pensée par son exposition à autrui est une des raisons pour lesquelles je blogue – et peut-être est-ce vrai pour toi aussi ? »

    Elémentaire cher Matt.

    [Reply]

  10. Jean-Philippe
    janvier 8th, 2011 @ 1 h 41 min

    « le bénéfice de structuration de la pensée par son exposition à autrui est une des raisons pour lesquelles je blogue »

    Merci Matt ! Cette définition est parfaite pour moi aussi. On devrait en faire une citation. ;)

    [Reply]

  11. druidux
    janvier 9th, 2011 @ 20 h 59 min

    je suis un peu hors sujet ou pas que vient maitre ushiba dans toute cette prose sur apprendre à apprendre ?

    [Reply]

    Joël Reply:

    @druidux: Toutes les questions (et les réponses) sont les bienvenues. En tant que pratiquant d’Aikido, je trouvais que l’art en tant que tel mais surtout le terme en lui-même représente bien ma deuxième version de « apprendre à apprendre ».

    Pour ceux qui l’ignorent, Aikido signifie la voie de l’union des énergies ou la voie de l’harmonie des énergies. Les énergies sont en fait l’énergie de l’attaquant qui est canalisée pour être complètement retournée contre celui-ci. Au moment de la technique, les deux corps ne font qu’un, l’attaquant perd peu à peu le contrôle de la situation au profit de celui qui exécute la technique. L’harmonie des énergies se produit aussi lorsqu’un maître apprend à ses élèves une compétence ou une matière. A certains moments, le maître apprend et appronfondit sa technique en transmettant ses connaissances et devient l’élève. Par conséquent, les élèves deviennent le maître.

    Par contre, Sensei Ueshiba est là parce que je trouvais cette image particulièrement à propos.

    [Reply]

  12. Matt (Acide Ici)
    janvier 9th, 2011 @ 21 h 15 min

    Merci Jean-Philippe ! A quand Acide Ici dans les dicos de citation ? ;-)

    @druidux : Heu… Ben il fait un article sur la transmission de savoir, et il cite quelqu’un qui a passé sa vie à enseigner, ça ne me paraît pas délirant…

    [Reply]

  13. Matt (Acide Ici)
    janvier 9th, 2011 @ 21 h 21 min

    Pour ceux qui ne comprendraient pas le laïus de Joël sur ce qu’on fait à l’adversaire : on lui pète la gueule ! :p

    [Reply]

  14. Joël
    janvier 9th, 2011 @ 21 h 28 min

    @Matt: HAHAHA! J’aurais du mal à m’en remettre de celle-là. Mais j’ai toujours pratiqué dans le respect mutuel (c’est mieux si on veut pouvoir s’entraîner avec des vrais gens). Disons que plus tu pratiques, plus tu as le choix entre la méthode douce et la méthode plus directe… ou la fuite pour l’homme sage.

    [Reply]

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